Tout numérique ?

Le tout numérique possède déjà une vertue immense : c'est écologique !

 

A l'heure où la protection de la planète est une nécessité absolue pour la survie de l'humanité, les potentialités de la digitalisation, du numérique sont en quelque sorte salvatrices. Nous avons à notre disposition tous les outils pour, à la fois, lutter contre les gaspillages et protéger l'environnement.

 

Prenons quelques exemples :

 

- combien d'arbres / de forêts détruit-on pour fabriquer la pâte à papier des cartes de visite, des cartes de voeux, des prospectus publicitaires, des imprimés pour les impôts, des documents administratifs en tout genre, des curriculum vitae (sans compter le coût des enveloppes et des timbres) ?...tout cela est parfaitement inutile en version papier aujourd'hui si on réfléchit deux secondes ! Tout peut être numérisé et mis en ligne sur Internet, envoyé par mail ou éventuellement par un simple SMS sur un téléphone portable. Vous allez me dire : quid du métier d'imprimeur ? Il devra inéluctablement évoluer. Regardez les photographes, ils ont subi une mutation due notamment à l'abandon de l'appareil argentique au profit du numérique, et ceux qui n'ont pas innové, qui ne se sont pas adaptés dans leurs activités ont tout simplement disparu.

 

Ce processus de digitalisation de pans entiers de l'économie est irréversible (on le voit déjà en ce qui concerne les journaux cf. article ci-dessous : "Print vs web").

 

- Sur un plan professionnel, est-il indispensable / utile de se voir physiquement lors des réunions ? Envoyer son salarié à l'autre bout de la France, voire du monde, pour des réunions a deux coûts exhorbitants : en carbone (voiture / avion) et en temps (chronophage). Nous avons des outils qui fonctionnent parfaitement et qui peuvent limiter tous ces déplacements physiques d'humains : visioconférence par SKYPE, etc. Là encore Internet est un fabuleux moyen de communication si l'on sait s'en servir à bon escient. Quand on pense que, bien souvent, toutes ces réunions durent une heure ou deux seulement ! Que de gaspillage ! Reste aux managers à revoir leur manière de piloter à distance leur équipe, ce qui suppose un management fondé sur la confiance.

 

Je pourrais évoquer aussi la mutation qui s'opère dans le domaine de la musique et du cinéma. La dématérialisation est en marche pour le plus grand bien de la planète (moins de CD rom, moins de DVD fabriqués). Le support devient accessoire par rapport au contenu.  Désormais, on télécharge directement la musique ou le film sur son ordinateur ou I-pod.

"La finance, cancer de l'économie. La cupidité, cancer de l'homme" (Votre serviteur)neoworldconsulting@yahoo.frneoworldconsulting@yahoo.fr

Retour de l'intelligence, de toutes les intelligences !

"L'économie matérielle et industrielle avait évacué l'intelligence en pratiquant, à tour de bras, des standardisations, des procéduralisations, des rationalisations, des simplifications, des automatisations. L'objectif n'était pas d'être ou de devenir intelligent, l'objectif était de faire du fric, beaucoup de fric, le plus facilement possible : surtout ne pas penser, mais produire. Produire en masse, sans réfléchir. C'était le temps de l'économie bête. De l'économie de masse, ce temps est révolu. Notre monde a quitté cette vision rudimentaire et mécanique pour devenir complexe et organique. Le simplisme naguère efficace n'est aujourd'hui plus possible. Et pour affronter et assumer cette complexité croissante, il faut devenir intelligent, de plus en plus intelligent. La montée en puissance de ces intelligences économiques induit, nécessairement, l'émergence d'une économie de plus en plus immatérielle : ce n'est plus le produit matériel qui fait recette, mais l'intelligence que l'on y a mise. La matière première de la nouvelle économie, c'est la matière grise. Le reste n'est que support. Mais la matière grise, paradoxalemet, se fait rare (...)". (Marc HALEVY - Que vaut une idée ? - éditions edipro - Infos : http://www.noetique.eu/)

 

"Une énorme mutation paradigmatique est en cours (...) Que peut-on, alors, dire des caractéristiques de cette nouvelle logique en émergence ? D'abord et surtout, il faut en dire qu'elle n'est pas soumise à un quelconque déterminisme, et que, donc, tous les futurologues et autres prévisionnistes sont tous des charlatans. Le monde qui vient n'est écrit nulle part. Il sera la résultante des milliards de décisions et d'initiatives qui seront prises partout, par les ménages, les entreprises, les institutions, les officines, les Etats, les banques, etc. Beaucoup de scénarii sont possibles, du plus rose au plus noir." (Marc HALEVY - Vers une autre économie - éditions Dangles. Infos : http://www.noetique.eu/)

Print vs web

Quel avenir pour la presse papier ? Au regard du web, une peau de chagrin. Les restructurations chez les grands éditeurs de journaux défraient la chronique régulièrement. Cette évolution vers le web est inéluctable pour deux raisons fondamentales, me semble-t-il : l'immédiateté et la gratuité de l'information. Il faudra bien s'y faire...et pour le plus grand sourire de la planète : moins d'arbres abattus pour la production de la pâte à papier, sans compter les quantités d'eau économisées nécessaires à sa fabrication.

 

- Immédiateté : s'informer à tout moment, partout, d'un simple clic, voilà le quotidien des lecteurs de journaux...sur le web. Le journaliste également doit évoluer en s'adaptant à l'outil Internet et à ses spécificités en terme notamment, de lecture et d'ergonomie.

 

- Gratuité : la gratuité est désormais "l'appel d'offre" inévitable sur Internet, surtout pour ce qu'on nomme "l'actu". A quoi bon acheter un quotidien alors que je suis informé en me connectant sur Internet en quelques clics et gratuitement ? Ce qui deviendra payant, ce seront les dossiers sur des thématiques précises qui nécessitent une valeur ajoutée journalistique ou des investigations longues ou couteuses. Telle est la nouvelle donne de l'information et c'est une réelle problématique que doivent résoudre les grands groupes de presse "papier" pour ne pas purement et simplement...disparaître.

 

Prolongements :

 

http://www.erwanngaucher.com/25112011Les-quotidiens-francais-sont-ils-condamnes--,1.media?a=755

 

http://www.erwanngaucher.com/30112011La-crise-de-la-presse-vue-par-une-vendeuse-de-moins-en-moins-de-journaux,1.media?a=759