Dépasser l’Etat, dépasser la politique

L’Etat, et c’est criant en France en ce mois de novembre 2014, est dans un délitement total. Plus aucune « vision », plus aucun cap, que de la « gestion », au jour le jour. Bref, l’Etat ne sert plus à grand-chose. Ah si ! J’oubliais... ! à surtout imposer tout un mille feuilles de complications délétère ( = bureaucratie) alors que le nouveau monde, définitivement turbulent, impermanent, a besoin de SIMPLICITE (à ne pas confondre avec la facilité). La collection extravagante de normes est un frein immense pour l’accouchement de l’ère de la CONNAISSANCE. Et plus l’accouchement sera retardé, plus il sera douloureux.
Que faire ?
Il faut beaucoup beaucoup moins d’Etat, beaucoup beaucoup moins de bureaucratie et de racket fiscal organisé. L’Etat, c’est de lourdeur administrative obsolète dans un monde où le numérique supprime les distances, supprime les hiérarchies pyramidales en faveur des réseaux de myriades de tribus. Allons plus loin, l’avenir de la France : c’est l’Europe. Et si l’Europe ne fonctionne pas, c’est parce qu’il n’y pas assez d’Europe intégrée ! Là aussi, le frein étatique, la sacro sainte souveraineté est purement délétère !

 

Plus personne ne croit en la politique, et c’est tout aussi criant en France. La politique est devenue un triste spectacle nourri de clientélisme, de démagogie, de guerre d’ego, de places à prendre. Spectacle sur lequel s’alimentent quotidiennement les journalistes. Mais, plus personne n’est dupe ! Et d’ailleurs, le monde tourne, avance, MALGRE la politique : elle ne fabrique pas l’Histoire, elle ne l’a jamais fabriquée, elle court toujours après l’Histoire !
Que faire pour redonner un SENS et une CREDIBILITE en la politique ?
Idée : sur un plan "national", nommer (et non plus élire puisque la démocratie n’existe plus, noyée dans la démagogie et le clientélisme) un petit comité de Sages talentueux, qui ne percevra aucune rémunération, qui n’aura aucun pouvoir, mais qui fera AUTORITE (la nuance est essentielle) et dont la seule mission sera de faciliter toute le Vie sociétale. Dans la société de la connaissance et de l’intelligence (donc, post-industrielle qui émerge), il faudra de plus en plus de SIMPLICITE dans tout et de moins en moins de COMPLICATION.

In fine, posons-nous la question, au 21ème siècle : avons-nous besoin de « l’Etat » ?... NON ! Seul l’homme faible a besoin de l’Etat et on est faible parce que l’on se CROIT faible...

Belgique, mon amour

J'habite dans les Ardennes, je suis régulièrement dans ce pays frontalier et je le dis clairement : j’en suis tombé amoureux.

 

La Belgique, c’est un bouquet de complexité et de paradoxes, de subtilités.

 

Les belges sont accueillants, chaleureux, ils sont toujours au bord du chao, mais ils s’en sortent, parce qu’ils ont le sens pratique et celui de l’autodérision. Le belge n’a pas vocation à éclairer le monde (contrairement au Français et à l'Américain). C’est un pays pragmatique, extraordinairement réaliste et moderne.

Lla Belgique, pour reprendre les mots d’Elisée Reclus qui y mourut, c’est « le champ d’expérimentation de l’Europe ». On pourrait même ajouter : de la France.

 

Champ d’expérimentation fiscal : que les grosses fortunes lèvent le doigt !

 

Champ d’expérimentation politique : un pays qui aura réussi à tenir 541 jours sans gouvernement a forcément des choses à nous apprendre sur l’exercice moderne de la démocratie.

 

Champ, enfin et surtout, d’expérimentation sociétale : depuis 10 ans, le mariage homosexuel est légal en Belgique, tout comme l’euthanasie ou le droit de vote des étrangers aux élections locales

 

Et si le modèle à suivre pour ce 21ème siècle naissant nous venait d’outre-quiévrain ?

 

En quoi le modèle belge peut nous inspirer ?

 

Au plaisir de vous lire...

La politique n'est pas un métier

Elu politique n'est pas un métier, c'est un mandat que vous accordent les citoyens au terme d'un scrutin et pour une durée déterminée. Par ailleurs, prendre en charge un mandat politique devrait être une mission désintéressée à l'image du bénévole au sein d'une association. Or, on en est loin aujourd'hui d'autant plus quand on regarde le cumul des mandats, les revenus et avantages ! La vie politique est quasiment l'apanage d'un clan de professionnels accrochés à leur "pouvoir" et où règne la démagogie pour obtenir des postes. Finalement, rien n'est plus crédible dans cette "politique", toute tendance confondue.

 

Que faire ? Marc Halévy nous suggère dans ses "10 pistes pour l'avenir" cette proposition :

"Remplacer l'actuelle "démocratie" parlementaire, lourde et inefficace, partisane et disciplinée, par cette démocratie directe que les moyens informatiques remettent à portée de main après trois mille ans d'éclipse, et rénover l'éducation citoyenne en fonction."

 

Prolongements :

 

http://prospective-vivredemain.com/2012/06/25/pour-une-autre-gouvernance/

 

http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-vivre-de-la-politique-ou-pour-la-politique-2011-12-02

Europe, mon pays

L'avenir de la France, l'avenir de l'Europe, c'est l'Europe !

On ne peut plus attendre pour mettre en place cette Europe totalement intégrée (politiquement, socialement, économiquement). Une nouvelle gouvernance doit émerger pour l'accouchement de cette nouvelle ère : celle de la connaissance et de l'intelligence. Mon pays, ce n'est (plus) la France, c'est l'Europe. Un recul dans l'intégration européenne serait létal. Le saut fédéral est une nécessité impérieuse !

 

Prolongements (articles signés Jacques ATTALI) :

 

http://www.attali.com/actualite/blog/geopolitique/saisir-la-derniere-chance

 

http://www.attali.com/actualite/blog/geopolitique/leurope-en-fin