Vive le revenu universel !

Cela peut paraître politiquement incorrect,
Cela peut paraître de l'assistanat généralisé, en apparence !
Mais, les finlandais viennent de poser la première pierre de l'édifice économico-social du 21ème siècle en abordant le sujet du : REVENU UNIVERSEL (voir le sujet : http://www.francetvinfo.fr/…/finlande-bientot-un-revenu-uni…)


Nous vivons un changement de monde, un basculement où tout ou presque est à réinventer... les théories économiques du 19ème siècle sont définitivement obsolètes, inadaptées dans notre nouveau monde qui se dessine.


Le REVENU UNIVERSEL est sans aucun doute le système que nous devons mettre en place rapidement, simultanément, dans tous les pays de l'Union Européenne pour couper court à tous les assistanats, et vivre dans un nouveau monde économique où celui qui se contentera de peu ne sera jamais dans la misère et celui qui voudra gagner plus pourra toujours le faire. Idem pour les entreprises qui pourront adapter en permanence le nombre de leurs salariés en fonction des commandes et des marchés sans crainte de licencier.

Le stress n’a plus sa place dans le travail

Lorsque la plupart des activités industrielles étaient mécaniques, répétitives, l’homme (salarié) était quasiment réduit à exécuter des ordres sous le feu de cadences bien souvent infernales (cf. notamment le film signé Charles Chaplin « Les Temps modernes »).

 

Que peut-il en être aujourd’hui dans une économie post-industrielle ? 73% des emplois actuels s'effectuent sur des flux d'informations. L’imagination, l’improvisation dans un monde définitivement instable, la créativité permanente sont des talents que l’on demande aux salariés de l’économie de l’immatériel. Le « people intensive » supplante le « capital intensive ». La qualité du travail pour la qualité du produit devient une exigence impérieuse. Hors, on sait maintenant que le stress au travail diminue de 60% quasiment les capacités intellectuelles et créatrices d’un salarié. Le stress est donc un facteur essentiel de contre productivité pour un employeur et plus largement pour une entreprise de l’immatériel. Pour aller plus loin, un salarié malheureux dans son travail est plus fragile psychologiquement et ne crée pas de valeur. Quel est l’intérêt pour l’employeur ?...aucun !

 

Le stress quel qu’il soit (car il n’y a pas de bon ou mauvais stress, me semble-t-il. Il vaut mieux parler "d'exitation" que de "stress positif", par exemple) doit donc être banni des lieux de travail et le bien être du salarié doit être une exigence impérative parce que…rentable. De grosses boîtes l’ont déjà compris et ont revisité toute leur stratégie managériale en ce sens : Microsoft, Google pour ne citer que les plus connues. Et vous, dans votre entreprise ?...

 

A lire cet excellent article signé Philippe RODET : http://www.focusrh.com/tribunes/pourquoi-le-bien-etre-au-travail-est-il-autant-generateur-de-profits-par-philippe-rodet.html

Du travail aux activités

La soif d'autonomie enfle de la part de bon nombre de salariés. L'envie de vivre pleinement sa vie, voire de vivre plusieurs vies enfle également. S'épanouir au travail, mais aussi s'épanouir en dehors du travail sont des revendications qui émergent de plus en plus. Un seul boulot pour toute une vie, c'est clairement fini !

 

Jongler en exerçant plusieurs activités lucratives ou non, est une tendance forte à l'heure actuelle et elle s'amplifie. Les 35h00 aidant (même si celles-ci sont très contestables), les espaces de vie personnelle s'élargissent laissant place à d'autres vies que celle au travail à proprement parler. On voit ainsi aujourd'hui une grosse part d'intérimaires choisirent ce type de relation au travail et non plus le subir !

 

La quête de sens, la volonté impérieuse de s'épanouir dans toutes ses potentialités revient de manière fulgurante sur le devant de la scène. Une vie ne sera plus demain constituée par UN seul travail mais PLUSIEURS activités lucratives ou non au gré de ses envies et talents.

Commercial, de la compétence au talent

La « force de vente » telle qu’on l’enseigne malheureusement encore aujourd’hui, c’est fini. Le (bon) vendeur du 21ème siècle ne vend...rien ! Ce nouveau type de commercial doit posséder 4 qualités essentielles :

 

intelligence émotionnelle et relationnelle (ce qui demande du talent)

être authentique (ce qui demande du courage et se connaître parfaitement)

écoute sincère (ce qui demande d’aimer l’Humain)

séduire (ce qui suppose apporter de la joie au client)

 

Les commerciaux encore formatés par les écoles de commerce traditionnelles devront se « reprogrammer » pour percer dans ce 21ème siècle naissant. La qualité (relationnelle, service, écoute) primera sur la quantité (objectifs bien souvent fantasmés, rentabilité à court terme).

 

Je vous invite, enfin, à méditer cette pensée signée Pierre Doré (fondateur de l'Institut Européen du Leadership) : "La meilleure façon pour atteindre ses objectifs, c'est d'aider ceux dont on a besoin à atteindre les leurs."

Management : du contrôle à la confiance

Le constat est clair, nous sommes en train de vivre un changement de civilisation : le passage d'une économie industrielle à postindustrielle. Le management est également en plein bouleversement. Les "talents" de demain seront des experts ou créatifs dans leur domaine : leur autonomie, liberté d'action sera la première exigence. Le "commande et contrôle" du management de l'époque industrielle, c'est fini ! Place au "collaboratif" et au réseau. La relation manager / salarié sera basée sur la confiance pour obtenir l'autonomie : pas d'autonomie sans confiance. Le manager sera un catalyseur de talents, un animateur de réseau, un stimulateur d'enthousiasme. Exit la fonction de gestionnaire. Il devra également savoir arbitrer avec justesse. Le bon manager de demain sera un artiste parce que le management est un Art et non une compétence que l'on apprend dans une école. A bon entendeur...

   

Prolongements :

   

Freelance et télétravail, deux mots pour un avenir

"Le freelance est l'avenir du salariat, le télétravail est l'avenir du travail".

Utopie ?...non, évidence et intuition. 
 
Evidence : logique de pénurie oblige, le prix du baril de pétrole ne cessera d'augmenter et atteindra selon les estimations 400 dollars en 2020 ! Circuler en voiture va devenir prohibitif et donc un luxe... Par ailleurs, les temps de transports pour les salariés sont des contraintes qu'ils acceptent de moins en moins.

 

Intuition : le salariat traditionnel, tel qu'on le connaît aujourd'hui avec son lien de subordination, va décliner au profit du freelance. D'ailleurs, cette mutation est déjà amorcée, il suffit de regarder le succès du statut d'auto-entrepreneur (plus de 500000 selon les chiffres ministériels). Beaucoup de salariés veulent sortir du carcan et du soit disant "confort" du salariat pour s'accomplir dans leur vocation profonde, exprimer leur(s) talent(s), vivre à leur rythme, choisir leur(s) client(s), travailler pour vivre et non plus vivre pour travailler. Cette liberté et cette autonomie seront une demande de plus en plus vive dans les années qui viennent.

 

Partant de ces deux postulats, je lance donc cet adage : "Le freelance est l'avenir du salariat, le télétravail est l'avenir du travail". Avec Internet, un téléphone portable, tout est (quasiment) possible. Nous vivons déjà et encore plus demain dans une société de l'immatériel (fondée sur la connaissance, l’intelligence, l’information). Le travail en réseau constitué d'une myriade de petites entités autonomes est une voie d'avenir. D'ores et déjà en France, des pionniers s'engagent dans cette direction en créant des espaces de coworking ou des télécentres, comme dans la Cantal (http://www.paysdemurat.fr/telecentre/accueil.html). Ce concept est aussi mis en place dans mon département des Ardennes : http://coworkinglebriand.jimdo.com/

On peut imaginer ce type d'espace en milieu rural. C’est une aubaine exceptionnelle pour la reconquête démographique de territoires qui étaient en voie de déserfication. En effet, c'est une opportunité pour de nombreux salariés et freelance de quitter la ville (et ses contraintes) et de retourner travailler à la campagne. Les avantages sont immenses : gagner un temps personnel précieux (plus de transport), gagner en qualité de vie (famille / amis) en étant au sein de la Nature. Bref, tout le monde y gagne : le travailleur indépendant et son client ou pour le télétravailleur et son patron : gains financiers (plus besoins de bureaux à louer), gains de productivité (salariés plus sereins, plus créatifs, moins stressés), gains en équilibre de vie personnelle et professionnelle pour les salariés.

 

Des peurs ?...oui il y en a toujours quand on plonge dans l'inconnu...et cette caricature du télétravail qui équivaudrait au travail…devant la télé !. Peur du manager de ne plus avoir en visu ses salariés. Mais, ces peurs sont parfaitement irrationnelles ! De toute façon, compte tenu de la pénurie de pétrole (peak oil atteint en 2006), le télétravail sera inéluctable dans les années qui viennent, alors, autant l'accepter dès maintenant que le subir plus tard...

 

Prolongements :